Vers une virtualisation du sexe?

Si d’un côté les individus semblent malheureusement envahir les espaces virtuels en emportant toutes leurs catégories mentales et leurs expériences de vie (voir le côté hyper-réalitaire, on me pardonnera ce néologisme, de Second Life), et sont bien limités dès qu’il s’agit d’inventer de nouvelles formes de sociabilité ou de pédagogie, ils semblent plus inspirés pour inventer des parades à leurs peurs. Le sexe fait peur, peur de la maladie, peur du contact, peur de la relation; l’occasion est alors belle d’inventer des médiations, de se libérer par avatars et moyens techniques, et d’anéantir tout relation dans la “vraie vie”, toute difficulté, et toute émotion relationnelle compliquée, souvent douloureuse. Comme les objets vont bientôt percevoir et déchiffrer les émotions des humains, ils vont y répondre, et pourront satisfaire enfin ceux qui haïssent goût, odeurs, textures (sinon l’érotisme de leur souris), les autres.
Mais il y a mieux:

When we have our brains laced with nano-neural networks (40 years?) we
will eventually be able to experience completely virtual body
sensation, so we can have equal or better quality sex with partners in
virtual reality, or with combinations of virtual reality and material
reality; two real people in a virtual space, a virtual partner in a
real space, two real and one virtual person in a semi-real space,
whatever. Nano-neural networks and new psychophamraceuticals will also
allow us to modify and enhance sexual and emotional experience, to have
orgasms as long and hard as we like, or no orgasms, or to have an
experience of cosmic love and oneness instead of an orgasm, experienced
as a bolt of tingles trough every inch of our body.

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